Intervention · 04.04.2026
Deux semaines de trêve en Iran
Alors que Trump annonçait sa volonté de "détruire une civilisation entière", les États-Unis et l'Iran se sont accordés sur un cessez-le-feu de deux semaines.
Dans un geste caractéristique de la politique trumpienne, cette annonce a fait chuter immédiatement le cours du pétrole sur les marchés internationaux et fait repartir les bourses à travers le monde.
Il y a fort à parier que cette action a permis à Trump, à sa clique ainsi qu'à des personnes proches de l'état américain de s'enrichir considérablement comme ce fut le cas régulièrement ces derniers mois.
Une nouvelle séquence de deux semaines s'ouvre pour négocier au Pakistan les dix propositions soumises par la République Islamique dont quelques éléments sont connus :
- Levée de toutes les sanctions primaires et secondaires contre l'Iran.
- Maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz.
- Retrait des forces militaires américaines du Moyen-Orient.
- Fin des attaques contre l'Iran et ses alliés.
- Libération des avoirs iraniens gelés.
- Résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant tout accord contraignant.
Cette situation est un revers stratégique pour les États-Unis dont un F-15 a été détruit ces derniers jours et montre bien les limitations stratégiques considérables des États-Unis dans cette guerre.
La réouverture du détroit d'Ormuz est à l'initiative de l'Iran. Cela s'explique par la forme nouvelle de blocus maritime qui est mis en place, un blocus qui est fondé sur les prix liés au renchérissement des assurances plutôt qu'à un blocage physique.
Il s'agit de faire exploser le prix des assurances maritimes, plutôt que d'effectivement bloquer le passage. Les États-Unis ne semblent pas avoir de réponse claire face à cette tactique.
La crédibilité des États-Unis à contrôler les flux mondiaux de pétrole se retrouve largement abîmée par cette phase de la guerre.
Enfin, il est très important de voir que malgré les premières déclarations du Pakistan, le cessez-le-feu ne concerne pas le Liban, pays dans lequel Israël poursuit sa guerre génocidaire régionale.
Il est particulièrement important de rester mobilisé contre cette guerre dont Israël dépend tant pour le maintien de son régime politique que de la stabilité économique du colonialisme. (voir les ordres de grandeur des dépenses militaire sur la slide suivante)
[ILLUSTRATION]
Il est manifeste que la guerre génocidaire régionale est le débouché principal de l'économie de guerre israélienne.
La levée des sanctions et la crise possible des pétrodollars marquerait un tournant historique dans la crise de l'impérialisme US.